Les traducteurs travaillent à partir d’écrits et traduisent des documents d’une langue à une autre. Une carrière en traduction peut être très intéressante et variée, mais elle ne se limite pas à bien parler une autre langue.

Que font les traducteurs ?

Fréquemment, une confusion existe entre traducteur et interprète. En effet, il existe une grande différence entre les rôles des traducteurs et les interprètes. Les traducteurs travaillent à partir de l’écrit tandis que les interprètes travaillent dans l’oralité. Les traducteurs traduisent généralement des documents d’une langue étrangère qu’ils maîtrisent couramment vers leur langue maternelle.

Ces derniers traduisent de nombreux types de documents différents. On y trouve des documents très divers : juridiques, techniques, marketing, publicitaires, manuels d’utilisation et bien d’autres. Les traducteurs littéraires traduisent des œuvres de fiction, des biographies, des recueils philosophiques, … Les sous-titreurs traduisent les dialogues de films, de télévision et les jeux vidéo. Le traducteur peut se spécialiser dans les secteurs d’expertise qu’il souhaite.

Comme toutes autres professions, celle de traducteur exige de la pratique, de l’expérience et de la formation. Avant de devenir un professionnel de la traduction, il faudra franchir un certain nombre d’étapes.

1. Étudier sa langue source de manière approfondie.

Tout d’abord, il faudra choisir une langue et l’étudier de manière intensive.

Il existe des possibilités de traduction pour presque toutes les langues vivantes. Il y a aussi toujours de bonnes raisons d’apprendre pratiquement toutes les langues que l’on peut imaginer. Naturellement, il y a plus de travail de traduction disponible pour les langues les plus courantes.

Cependant, étant donné qu’un nombre plus important de personnes connaissent ces langues, il y a également plus de concurrence pour le travail. Il est vrai que les langues moins courantes, dites rares, offrent moins d’opportunités de traduction. Toutefois, le fait d’en connaître une peut permettre au traducteur de se démarquer. Les langues rares offrent un accès à des emplois que peu de traducteurs peuvent exercer. Tout ce qui est rare est cher !

Pour aider au choix d’une langue, il est possible de consulter la page langues du site d’Eu Coordination qui comporte un panorama de plus de soixante langues. On peut aussi consulter les offres d’emploi de traducteurs sur Indeed. Si l’on s’intéresse à un domaine spécifique, on peut également rechercher les langues les plus utilisées dans ce domaine. Par exemple, les traducteurs intéressés par le travail diplomatique ou international, les langues officielles des Nations unies (anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe) peuvent leur être utiles.

Une fois la langue choisie, il faudra l’étudier jusqu’à une maîtrise parfaite. Une spécialisation dans la langue à l’université peut être utile, tout comme des études ou un séjour à l’étranger.

Des diplômes supérieurs dans une langue de traduction source pourraient encore distinguer davantage. Plus l’expérience et la formation linguistique sont avancées plus les chances sont grandes de négocier un emploi.

2. Suivre une formation spécialisée.

Parlez couramment une langue ne signifie pas nécessairement que vous avez les compétences nécessaires pour traduire. Pour proposer une bonne traduction, il faut souvent suivre une formation spécialisée en plus de l’étude de la langue.

Voici quelques options à envisager au niveau de ces structures de formations en France :

3. Obtenir une certification.

Une certification en traduction est un moyen aisé de montrer que le traducteur possède les compétences nécessaires pour exercer cette profession.

Certains organismes proposent une certification que l’on peut utiliser avec le nom du traducteur, sur son CV, son site Web, ses cartes de visite et/ou tout autre support promotionnel.

En outre, il existe aussi des certifications spécifiques au secteur, mais elles sont souvent destinées aux interprètes. Par exemple, « CMI » (Certified Medical Interpreter).

En outre, l’obtention d’une certification d’interprète dans un domaine spécifique peut toujours prouver que le traducteur a une bonne connaissance de la langue utilisée dans ce contexte, ce qui peut également l’aider à décrocher un projet de traduction.

Le traducteur peut également envisager d’obtenir des certifications non liées à la langue dans un domaine qui l’intéresse pour la traduction. Par exemple, l’obtention d’un diplôme d’auxiliaire juridique peut l’aider à trouver un emploi de traducteur dans le domaine juridique. Ceci, en montrant que le traducteur est familiarisé avec ce secteur. De même, le fait d’être une infirmière diplômée peut aider à obtenir un travail de traduction médicale.

4. Cibler un secteur spécifique et apprendre les termes propres à ce secteur.

Lorsque le traducteur maîtrise une langue, il veut également cibler les termes spécifiques au secteur d’activité dans lequel il souhaite travailler. Toutefois, le simple fait de parler couramment une langue ne lui permet pas toujours de maîtriser la terminologie pertinente nécessaire pour traduire. Ainsi, doit-il se concentrer davantage sur la terminologie spécifique au secteur.

Par exemple, il peut envisager d’étudier les mots qui sont particulièrement essentiels dans les domaines spécifiques abordés. Aussi existe-t-il plusieurs manières de le faire.

Il pourra rechercher un cours ou une ressource d’apprentissage qui se concentre sur un domaine spécifique. Par exemple, il existe de nombreux cours et ressources d’espagnol médical. Il pourra aussi suivre un cours en ligne à son rythme ou étudier un livre pertinent.

S’il est déjà familiarisé avec le domaine qui l’intéresse, il pourra également envisager de dresser une liste des termes importants en anglais. Il pourra ensuite rechercher et étudier les mots de vocabulaire équivalents dans la langue qu’il souhaite traduire.

S’il souhaite une étude plus individuelle et personnalisée, il pourra chercher un tuteur qui pourra l’aider. Certains services de formation linguistique proposent des formations personnalisées pour répondre aux besoins de leurs clients. Ces services sont en mesure de personnaliser un cours pour enseigner au traducteur un vocabulaire plus spécialisé.

5. Perfectionner ses connaissances en informatique.

Une grande part de la traduction nécessite l’utilisation de programmes informatiques spécifiques. Cela a pour but de rendre le processus de traduction plus rapide et plus efficace. Les programmes couramment utilisés par les traducteurs professionnels sont nombreux :  Memsource, Wordfast, memoQ, SDL Trados Studio,…

Quelques sites Web relatifs à ce sujet, peuvent proposer une brève introduction aux fonctionnalités de ces programmes. Il est également envisageable de s’abonner afin d’acquérir une expérience plus approfondie de ces progiciels.

6. Acquérir de l’expérience…

Il existe un paradoxe difficile dans la traduction, comme dans la plupart des autres domaines professionnels. En effet, pour obtenir un emploi, il faut déjà avoir de l’expérience dans le domaine concerné. Ceci qui peut conduire souvent dans une impasse : comment obtenir et faire valoir cette expérience?

La réponse est plus simple qu’il n’y paraît. Le travail sous contrat ou en freelance est un moyen facile d’acquérir de l’expérience à ajouter sur son CV. Les premiers contrats ne seront peut-être pas aussi bien rémunérés qu’on le souhaite, mais une fois l’expérience acquise, le traducteur peut généralement obtenir une rémunération plus importante.

Il est possible, aussi, de trouver un ou plusieurs premiers emplois grâce à des connaissances ou des relations d’affaires. Des agences de traduction embauchent parfois des pigistes rémunérés qui travaillent sur des missions très diverses.

7. Apprenez d’autres langues pour faire évoluer sa carrière

Afin d’être encore plus compétitif il suffit parfois d’acquérir des compétences dans d’autres langues. La gamme de prestations proposées par le traducteur s’élargira. Par exemple, pour un traducteur anglais, maîtriser parfaitement le chinois et pouvoir alors traduire du chinois vers  l’anglais. Mieux encore si l’on parvenait également à ajouter l’espagnol à un éventail d’offres du traducteur? Il serait alors possible de traduire de l’espagnol vers l’anglais ou du chinois vers l’anglais.

À très long terme, il pourrait être envisageable de traduire en chinois et/ou en espagnol, ce qui multiplierait les possibilités de traduction et rendrait le traducteur plus employable.

Conclusion

La demande de traducteurs compétents atteint un niveau record. Avec l’internationalisation des échanges, des supports sont produits dans de nombreuses langues. En raison de l’état avancé de la science, une spécialisation dans un domaine est indispensable pour un traducteur, tout comme des compétences rédactionnelles très développées.

Le rêve d’une carrière de traducteur se réalise en suivant tous les conseils énumérés. Ainsi pourrions-nous dire : traduisez ce rêve en réalité !